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Du coup, on fait quoi des économistes mainstream qui utilisent sensiblement les mêmes modèles mais trouvent que l’inaction serait très coûteuse ? Exemple : theguardian.com/environment/2016/nov/06/nicholas-stern-climate-change-review-10-years-on-interview-decisive-years-humanity Je suis aussi curieux de savoir où Nordhaus dit que +3C est “idéal” 1/6 t.co/rnlmMxP34Y
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Il faut voir que le débat entre Nordhaus et Stern (à l’époque, ~2005), c’était surtout un débat sur la valeur du taux d’actualisation En français : quel poids donner au bien-être des générations futures ? Plus ce poids est élevé, plus l’inaction est coûteuse 2/6
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Ça n’était donc pas tellement une controverse méthodologique, qu’une controverse “morale”/philosophique/idéologique – qui dure d’ailleurs depuis des décennies, et ne s’éteindra sans doute jamais 3/6
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Il ne faut pas oublier que cette controverse a 15 ans. Et Nordhaus n’a jamais prétendu que son modèle était l’alpha et l’oméga du calcul du coût de l’inaction. Pourquoi parlerait-il de modèles alternatifs dans son discours aux Nobel dans ce cas ? medium.com/enquetes-ecosophiques/économie-du-climat-où-en-est-on-depuis-nordhaus-d61b8ba317d0 4/6
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Enfin, je doute que Nordhaus n’ait jamais dit que +3C était “idéal”. Ce qu’il dit, c’est que *d’après son modèle*, +3C est *le réchauffement optimal*. “Optimal”, en science éco, a un sens très précis. Et ça n’est absolument pas “idéal”. 5/6
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Alors pourquoi utiliser le mot “idéal” alors que tous les économistes francophones utilisent “optimal” depuis des décennies ? 6/6
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J’oubliais : le modèle de Nordhaus a été recalibré, ce qui aboutit à des résultats différents – à une inaction *plus coûteuse* Donc encore une fois : est-ce vraiment une controverse méthodologique ? Personnellement, j’en doute… medium.com/enquetes-ecosophiques/économie-du-climat-où-en-est-on-depuis-nordhaus-d61b8ba317d0 7/6

